Le corps humain n'est pas une marchandise.

Publié le par institutpourledroitdeslibertes

Bien que chaque individu soit maître de son corps et malgré certaines opinions attribuant à la Cour européenne des droits de l'homme une volonté de déconstruire les droits de l'homme en transformant le corps humain en marchandise, il n'est pas inintéressant de rapprocher l'arrêt  Rantchev c/ Chypre et Russie du 7 janvier 2010 de la Cour européenne des droits de l'homme et l'arrêt  du 18 octobre 2011, Brüstle c/ Greenpeace eV rendu par la Cour de justice de l'Union européenne. Le premier considère  la traite des êtres humains comme contraire à l’article 4 de la Convention européenne des droits de l’homme interdisant l’esclavage, le travail forcé ou obligatoire; le second interprète largement la notion d'embryon et exclut celui-ci de la brevetabilité. L'embryon englobe  « tout ovule humain dès le stade de la fécondation, tout ovule humain non fécondé dans lequel le noyau d’une cellule humaine mature a été implanté et tout ovule humain non fécondé qui, par voie de parthénogenèse, a été induit à se diviser et à se développer ». "L’exclusion de la brevetabilité portant sur l’utilisation d’embryons humains à des fins industrielles ou commerciales porte également sur l’utilisation à des fins de recherche scientifique, seule l’utilisation à des fins thérapeutiques ou de diagnostic applicable à l’embryon humain et utile à celui-ci pouvant faire l’objet d’un brevet". 

 Loin du tapage autour de la crise financière et économique, les valeurs humanistes portées par les droits de l'homme consolident en douceur la construction européenne.

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